Revoir Rembrandt… et être heureux

Autoportrait en tant que l'apôtre St Paul, 1661
Autoportrait en tant que l’apôtre St Paul, 1661

L’autre jour j’ai eu le privilège extrême de pouvoir revoir l’exposition ‘Rembrandt, les années de plénitude’. Un soir de la semaine passée, tranquille, sans qu’il y ait trop de monde. Oui, je l’ai dit, je suis privilégiée – de pouvoir voir et revoir ces oeuvres sans faire la queue à l’entrée ou même devant chacune des oeuvres. Il paraît qu’à certaines heures les salles sont vraiment encombrées. Le musée a, paraît-il, mal fait son calcul: les gens y passent plus de temps que prévu, ce qui fait que de nouveaux entrants sont admis alors que ceux du bloc horaire précédent ne sont pas encore repartis…

Alors, il y a eu des plaintes. Ce qui se comprend. Mais je comprends aussi la réponse de Wim Pijbes, le directeur du Rijksmuseum. Il dit: « Quand aurez-vous encore l’occasion de voir tant d’oeuvres de Rembrandt réunies? C’est une occasion unique, alors profitez-en. L’alternative, ce serait d’acheter un Rembrandt… »

Oui, enfin, il a beau plaisanter, la cohue n’est jamais agréable.  Ceci dit, c’est effectivement une occasion unique. Et moi, privilégiée, qui vous fais part ici de mon expérience, j’en étais bien consciente. Revoir ces peintures, ces gravures, ces dessins – dont je montre ici quelques-uns de mes favoris – m’a donc remplie d’une grande joie. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Charlie Brown: « Le bonheur, c’est de… (manger une glace, dormir au soleil, que sais-je encore…) ». Et bien, pour moi, le bonheur, c’était de regarder Rembrandt. A tel point que je n’éprouvais nullement le besoin, après, de prendre le verre offert. Je préférais rester sur d’autres impressions.

Et en même temps que de bonheur, cette visite m’a remplie d’une certaine nostalgie. Je me disais que c’était vraisemblablement la dernière fois que je regardais cet ensemble et que beauoup d’oeuvres, après le 17 mai, allaient retourner, soit dans des musées que je ne visiterais sans doute jamais, soit chez leurs propriétaires privés, derrière des portes closes.

Peut-être me risquerai-je même dans la foule pour les revoir une toute dernière fois…avant de me consoler avec le très beau catalogue (qui existe aussi en français et en allemand, mais sur le web on ne peut commander que les versions anglaise ou néerlandaise). Autrement, il y a toujours la relative tranquillité du Rembrandthuis, où l’on voit aussi l’influence du maître sur ses élèves.

J’apprends d’ailleurs qu’il n’est plus possible d’acheter des tickets sur le web. Tous les blocs horaires, d’ici au 17 mai, quand l’exposition ferme ses portes, sont pris. Seule possibilité: devenir ‘ami’ du musée (à raison de €50) et de pouvoir y accéder n’importe quand, cohue ou pas… (plus un certain nombre d’autres privilèges, dont j’ai parlé plus haut….).

D’une manière générale, pour ces vacances de mai, il n’y a que l’embarras du choix: entre Matisse, l’Ecole de La Haye, l’Amsterdam Museum, les nombreuses expositions de photos, que choisir?

 

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