Liban, Syrie – aller-retour

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Cela fait déjà plus d’un mois que je suis rentrée. Pas le temps de tenir régulièrement un blog (surtout en trois langues… !), ni de publier toutes mes photos sur x sites web… Aïe, aïe, aïe…

En un mot, banal: ce fut impressionnant. On a beau se documenter autant que possible, c’est toujours différent. On le sait, et cependant. à chaque fois cela surprend – parce que c’est différemment différent, si vous voyez ce que je veux dire.

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Je ne me serais pas attendue à trouver la Syrie au moins aussi attachante que le Liban, pour commencer. Mon fils avait même une nette prédilection pour la Syrie, à cause de la gentillesse des gens, de leur hospitalité, leur spontanéité. On se serait attendu à tout sauf à ça.

Les villes: entre Damas la superbe, Beyrouth la chaotique, Alep la musulmane – ou la Turque… ouille, que dis-je là?… Laquelle choisir? En fait, on avait déjà choisi, pour Damas, suivie de près par Alep, quand on a dû constater qu’on était ravis de revenir à Beyrouth. Comme si on rentrait ‘chez nous’. Et on s’est promenés sur la Corniche, puis rue Hamra, avec une immense délectation et un grand regret de devoir repartir. Malgré la circulation, démente, et l’exubérance bruyante de la population les soirs de football (et il y en avait…).

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Les paysages? Entre les montagnes vertes et blanches du Liban, les déserts rocailleux de la Syrie du centre, la verdure ondulée du nord, encore une fois: que choisir? Quant aux monuments du passé, on était impressionnés autant par la cathédrale de St Siméon – et la pensée qu’Antioche n’était pas loin – que par le temple de Baalbeck, immense, qui surgit quand on s’y attend le moins, juste quand on en a marre de la laideur du village, de la banalité des constructions, et des immenses affiches omniprésentes de Hassan Nasrallah, ses maîtres (Khomeiny, entre autres) et ses apôtres (locaux).

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Le passé est omniprésent dans ces pays. Le passé récent, comme la guerre civile au Liban, comme Hafiz Assad en Syrie. Ou le passé lointain: Saladin, Zénobie, Alexandre, les Phéniciens, les premiers chrétiens, St Paul… sans parler de Mohammed, de son gendre, son petit-fils ou sa petite-fille… Evidemment. Absents sont les juifs, pourtant présents dans ces lieux pendant des siècles et des siècles – sauf sous forme d’affiches (à Damas) dénonçant les méfaits d’Israël (c’était peu de temps après l’attaque de l’armée israélienne contre la ‘flottille de la liberté’, dont les détails – horribles, bien sûr – étaient répétés à l’infini, des jours, voire des semaines durant).

La politique? Etrangement absente, du moins en Syrie. Mise à part l’omniprésence des affiches représentant le Père et le Fils (et, à mon avis, le Père même un peu plus souvent que le Fils), le Saint-Esprit prenant tantôt la forme de Nasrallah, tantôt de Khomeiny, tantôt d’un ayatollah qui nous était inconnu. Jamais Ahmedinejad, ou ça nous a échappé.

Autrement, la politique: absente de la vue et de l’ouïe. On n’a pas l’impression d’un Etat policier – même à la frontière, la police dit ‘Wilcom’. En ajoutant aussitôt que nous ferions bien d’apprendre l’arabe – et ils ont raison, peu de gens parlent l’anglais, encore moins le français (même au Liban). Là où, cyniquement, nous avons fait remarquer qu’un Etat policier avait des avantages: la circulation était bien mieux réglée (bien moins dangereuse) que celle, folle, débridée, du Liban… En Syrie, au moins, les gens s’arrêtent à un feu rouge… et on respecte (relativement pas trop mal) les limitations de vitesse, on porte la ceinture de sécurité… Et grâce à ‘notre président’ – qui, comme tout le monde sait, est ‘docteur’ – il est interdit de fumer dans les transports publics, voire dans tout bâtiment public. Etonnant, vu le nombre de fumeurs dans la région.

Seule la politique étrangère n’est pas absente des discussions, en ce sens que tout le monde, d’emblée, se croit obligé de dénoncer les méfaits de la politique américaine (en soulignant bien ‘la politique, pas le peuple’…) – bien que Pepsi Cola, pour ne nommer que cette marque-là, soit omniprésente et que le grand concurrent de Walmart, Costco, est une des (nombreuses) entreprises américaines à être présentes en Syrie (ne parlons pas du Liban…), sanctions ou pas. Mais dès qu’on rétorque – banalité, bien sûr – qu’il y a ‘des bons et des mauvais partout’, l’interlocuteur se dépêche d’acquiescer, presque soulagé. Bien sûr, bien sûr, vous avez raison… Venez donc prendre le thé…

Des rencontres étonnantes partout – je n’en nommerai que deux. D’abord les Kabboush, un couple de Damas, lui artiste-peintre, sa femme professeur d’arabe (ils ont un site, http://www.kabboush-art.com/). Ils étaient sur le pas de leur porte, en train de dire au revoir à leurs enfants et petits-enfants, quand nous sommes passés. Aussitôt, ils nous ont invités à prendre le thé. Et on est restés longtemps, prenant le thé, bavardant – parfois à l’aide des mains et des pieds – et admirant les peintures, de Milad le père ou des trois enfants, Ivan, Janet et Simon (oui, comme les noms le laissent entendre, ils sont chrétiens). L’autre rencontre inattendue était à Palmyre, où il faisait 40 degrés à l’ombre (sauf qu’il n’y avait pas d’ombre) et où on demandait à notre chauffeur de ‘taxi’ (un jeune type qui se faisait un peu d’argent de poche grâce à sa petite Fiat) de nous emmener quelque part où l’on pouvait prendre le thé. Il a fait ni une, ni deux et nous a conduits chez ses parents. Là encore, formidable. Déjà de pouvoir entrer chez des gens, comme ça – la belle-fille filant vite un châle sur ses cheveux – et parler avec eux de la vie quotidienne, sirotant le thé à la menthe…

Mais à Beyrouth aussi, on a fait la connaissance de gens admirables. Notre épicier, ‘Monsieur Winston’ (il y avait une vieille pub sur la marquise de sa petite boutique), les gars de la réception de notre immeuble, Ali et Ahmed, toujours prêts à aider, toujours souriants; ou bien Hussein (?), notre vendeur de glaces libano-néerlandais (oui, ça existe), qui nous offre une glace rien que parce que nous sommes hollandais… Il y en a bien d’autres. Oui, nous ne les oublierons pas de sitôt, les gens du Liban, et de la Syrie.

Comme j’ai la flemme de publier des portfolios partout, la plupart se trouvent ici:

http://jacqueline-wesselius.blogspot.com/

Et voici l’album de Beyrouth:

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L’album d’Alep (et environs) manque encore. Enfin, ça viendra, ça viendra…

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