Les jardins d’antan

Derniers jours ! Décidément, je donne dans le « Derniers jours ! » en ce moment.Peu importe. Ça n’en vaut pas moins le coup. »Ça « , ce sont deux expositions au musée archéologique (RMO) de Leiden (Leyde), ou plutôt trois : au musée même, une exposition, intéressante, sur les jardins médiévaux, et une autre, à mon avis passionnante, sur le verre à travers les âges et les continents. Et puis, à deux pas, à « l’Hortus » (jardin des plantes), un jardin médiéval pour de bon.Leiden, première ville des Pays-Bas à avoir une université (et un jardin botanique !), est une ville charmante. Même sans ses musées, elle mériterait une visite. Vous admirerez ses canaux, ses moulins (eh oui ! En ville…), ses petites rues, sa verdure.Mais en plus, elle a donc quelques musées importants, dont le RMO. Une conservatrice du Musée archéologique national de Saint-Germain-en-Laye, pas des moindres non plus, m’a confié un jour qu’elle enviait le RMO pour ses expositions, montrant les objets de façon à ce qu’ils « parlent » aux visiteurs, grands et petits.Et cest vrai. Prenez donc ces jardins médiévaux, aussi bien orientaux qu’en Occident. A l’aide de tableaux, de tapisseries et d’une jolie scénographie, vous découvrirez les plantes (et leur utilisation ou leur symbolisme) et les animaux (autochtones ou exotiques, ou bien imaginaires) qui agrémentaient ces jardins d’antan, ces jardins qui avaient à la fois un côté utilitaire (herbes médicinales, jardin potager) et un côté romantique. Parfois, ils symbolisaient le paradis. On s’y promenait, parfois à deux…Sortez du musée, traversez le pont à droite, et vous voilà, presque en face, dans un vrai jardin médiéval (des multiples « jardins » dont se compose l’Hortus botanicus, le plus ancien jardin botanique des Pays-Bas, c’est un des plus proches de l’entrée).Il vous déçoit ? Regardez de plus près. Il y a surtout des plantes médicinales, certes, mais quelle variété ! Et il se trouvera certainement quelqu’un pour vous expliquer (en anglais) ce qui est quoi, à quoi ça servait et, le cas échéant, d’où cette plainte était originaire.Cependant, avant de sortir du musée, passez dans la salle des verres (« Glas« ). Étonnez-vous de la grande variété de teintes et de transparence, sans compter les formes et l’utilisation de ces verres. L’apparence est trompeuse : ce ne sont pas forcément les verres qui nous paraissent les plus précieux qui le sont effectivement !Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est de découvrir que c’est le sable (traditionnellement la matière première du verre) qui détermine l’aspect (couleur, transparence) du produit final. C’est ce qui m’a été expliqué par Lonny van Ryswyck, d’Atelier-NL, une artiste verrière tout ce qu’il y a de contemporaine. A la demande du musée, elle a fait des objets à partir de sable du Leidse Hout (« Bois de Leyde »). Ça donne un verre très vert, alors que d’autres sables donnent du verre beaucoup plus blanc, ou même tirant sur le rouge. Certains objets sont faits à base de sables prélevés en France (notamment le long d’une route romaine qui traverse l’Est de la France, mais cette artiste et son Atelier-NL travaillent du sable du monde entier. Fascinant.

Le verre de Lonny van Ryswyck et Atelier-NL
Le verre de Lonny van Ryswyck et Atelier-NL

« Jardins médiévaux » et « Verre », jusqu’au 2 septembre 2019. RMO (Rapenburg 28, Leiden, tlj 10.00 – 17.00; 15 minutes à pied de la gare) et Hortus botanicus (Rapenburg 73, Leiden, tlj 10.00 – 18.00).

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